Mis à jour: 03:51 CET, Saturday, Aug 08 2026
Sanctions contre la Russie : le Sénat américain ouvre la voie à des droits de douane jusqu'à 500 %
Euronews

Le nouveau texte prévoit des sanctions contre des responsables russes, des oligarques, des institutions financières et la flotte "fantôme" de Moscou, tout en autorisant Donald Trump à imposer des droits de douane jusqu’à 500 % sur les importations russes de gaz et de pétrole.

Le Sénat américain a approuvé à une large majorité un vaste ensemble de sanctions visant les revenus du secteur énergétique russe, ainsi que des responsables russes, des oligarques, des institutions financières et la flotte dite "fantôme" utilisée par Moscou pour contourner les restrictions existantes.

Le texte bipartisan, adopté par 86 voix contre 11, donnerait au président américain Donald Trump le pouvoir d’imposer des droits de douane pouvant atteindre 500 % sur certaines importations russes, notamment le pétrole et le gaz.

Le projet prévoit également de sanctionner les pays qui continuent d’acheter des hydrocarbures russes. Il autoriserait ainsi l’administration américaine à appliquer des droits de douane allant jusqu’à 100 % sur les produits importés de pays comme la Chine et l’Inde, parmi les principaux acheteurs d’énergie russe.

Les mesures élargiraient aussi les sanctions visant les anciens pétroliers réimmatriculés utilisés par la Russie pour contourner les restrictions internationales sur ses exportations énergétiques.

Le texte doit désormais être examiné par la Chambre des représentants, mais aucun vote n’est prévu avant au moins le début du mois de septembre en raison de la pause estivale du Congrès.

S’il était adopté, le dispositif pourrait notamment viser Vladimir Poutine ainsi que d’autres hauts responsables russes.

Le projet de loi prévoit toutefois un mécanisme de dérogation permettant au président américain de suspendre certaines sanctions ou restrictions si la Maison-Blanche certifie au Congrès qu’une telle décision répond à l’intérêt national.

Ce vote du Sénat constitue à ce stade l’initiative législative la plus ambitieuse du second mandat de Donald Trump pour tenter d’infléchir le cours d’une guerre qui dure depuis plus de quatre ans. Alors que le Congrès a longtemps peiné à garantir la poursuite des financements et des livraisons d’armes américaines à l’Ukraine, Trump a soutenu ce paquet de sanctions, augmentant la pression sur la Chambre des représentants pour qu’elle l’examine, le vote et le transmette à la Maison-Blanche pour promulgation.

Le texte porte le nom du sénateur Lindsey Graham, décédé le 11 juillet après avoir consacré plus d’un an à rassembler des soutiens en sa faveur.

Peu avant sa mort, Graham avait annoncé avoir trouvé un accord avec la Maison-Blanche sur une version révisée du projet, qui élargissait également les pouvoirs de sanctions existants afin de limiter les financements des secteurs énergétique et militaire iraniens.

Thaïlande : fusillade dans un lycée près de Bangkok, huit morts dont l'auteur des tirs
Euronews

L'assaillant est également mort, précisent les autorités. Un responsable de la police a indiqué à l'AFP qu'il s'était suicidé.

Nouveau drame près de Bangkok en Thaïlande : une fusillade s’est produite dans un établissement scolaire. Les premiers rapports font état de huit morts et d'une quinzaine de blessés.

Selon les autorités, l'assaillant, un élève de 14 ans, compte parmi ce bilan meurtrier.

Selon un communiqué de la police nationale, l'adolescent a d’abord tué ses deux grands-parents avec l’arme de poing de son grand-père, avant de se rendre dans un lycée réputé de la province de Nonthaburi, voisine de Bangkok, où il a abattu cinq membres du personnel.

La police a décrit le suspect comme "perturbé" et "en difficulté".

Les autorités avaient initialement indiqué que des élèves figuraient parmi les victimes.

Le Premier ministre thaïlandais a affirmé que le suspect avait "clairement planifié" son attaque.

La Thaïlande affiche l’un des taux de possession d’armes les plus élevés de la région, avec près de 10 millions d’armes à feu estimées en circulation, soit une pour sept habitants. Les engagements politiques à durcir la législation sur les armes n’ont pas empêché la répétition de fusillades.

Un adolescent avait ouvert le feu en février dans une école du sud du pays, tuant le directeur de l’établissement et blessant deux élèves avant d’être arrêté par la police. En 2022, un ancien policier armé d’un pistolet et d’un couteau avait tué 24 enfants et 12 adultes dans une garderie du nord du pays, l’un des massacres les plus meurtriers de Thaïlande.

Jugé responsable d’un "trouble à l’ordre public", Meta condamné à payer près d’un milliard de dollars
Euronews

Un juge du Nouveau-Mexique a ordonné jeudi à la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp de financer un fonds de réparation des dommages causés aux mineurs par ses plateformes.

Un juge du Nouveau-Mexique a ordonné à Meta de verser plus d’un demi-milliard de dollars à la suite des accusations de l'État selon lesquelles le géant des réseaux sociaux aurait créé un "trouble à l'ordre public" et porté préjudice aux enfants.

En mars, la justice avait déjà ordonné à Meta de verser 375 millions de dollars de dommages et intérêts au Nouveau-Mexique, un jury ayant jugé l'entreprise responsable d'avoir mis des enfants en danger en les exposant à des prédateurs sur ses plateformes, entre autres préjudices.

Meta a déclaré dans un communiqué: "nous contestons cette décision et nous allons faire appel. Nous travaillons d'arrache-pied pour assurer la sécurité des utilisateurs et avons été transparents sur les difficultés à identifier et à supprimer les mauvais acteurs et les contenus nuisibles."

Le procureur général du Nouveau-Mexique, Raul Torrez, a poursuivi Meta, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, en 2023, l'accusant de ne pas avoir protégé les enfants des dangers en ligne.

Lors de son réquisitoire, la procureure Linda Singer a expliqué aux jurés que les algorithmes de Meta orientaient activement des adultes vers des contenus publiés par des adolescents, tandis que le géant technologique dissimulait ses conclusions internes sur les risques encourus par les jeunes.

"Une victoire pour tous les parents"

En mars, le jury a conclu que Meta avait violé la loi de l'État sur les pratiques commerciales déloyales en trompant les consommateurs sur la sécurité de ses plateformes pour les enfants.

"Cette affaire a toujours consisté à protéger les enfants, à défendre les familles et à veiller à ce que l'une des plus grandes entreprises technologiques au monde ne puisse pas tirer profit, sans conséquence, de pratiques qui mettent en danger les jeunes", a déclaré Torrez jeudi dans un communiqué.

"La décision rendue aujourd'hui est une victoire pour chaque parent qui s'est inquiété de ce que les réseaux sociaux font à son enfant et pour chaque enfant qui mérite de grandir dans un environnement numérique plus sûr."

Environ les trois quarts du nouveau fonds de 567 millions de dollars devront être consacrés aux soins de santé mentale, et seront déboursés sur cinq ans.

Le solde sera réparti entre des programmes axés sur la "sensibilisation et la prévention", le "dépistage et l'évaluation", "l'orientation, la mise en relation et la coordination", ainsi que la mise en œuvre et l'évaluation.

Meta sera également tenue de remettre deux fois par an à la justice des rapports d'étape détaillant les mesures prises pour se conformer à la décision.

Etats-Unis : Le prix du burrito s’invite au sein du parti du Trump et sème la zizanie à l’approche des midterms
20 Minutes

A quelques mois des midterms, le pouvoir d’achat s’impose comme un sujet sensible pour le Parti républicain. Ce vendredi, une polémique autour du prix du burrito illustre les désaccords au sein de la droite sur la manière de répondre au coût élevé de la vie. L’inflation s’est établie à 3,5 % en juin et, selon une récente enquête de l’université Marquette, 35 % des personnes interrogées placent le coût de la vie en tête de leurs préoccupations, devant notamment la guerre en Iran.

A l’origine de la controverse, un message publié le 4 août sur X par Andrew Kolvet, porte-parole de l’organisation conservatrice Turning Point USA. Rapportant l’avis d’un étudiant, il écrit : « Un burrito ne devrait pas coûter 20 dollars ». S’il attribue cette situation « en grande partie aux suites du Covid et de l’inflation sous Biden », il insiste sur une réalité ressentie au quotidien : « l’impression que des produits de base coûtent trop cher ». A Washington, vendredi, le prix d’un burrito à emporter débutait entre 6,50 et 13,50 dollars dans deux fast-foods populaires, selon sa composition.

Vous n’avez qu’à « manger des nouilles instantanées »

L’affirmation a suscité de vives réactions chez certains conservateurs, qui contestent le prix avancé et reprochent aux jeunes Américains des habitudes trop coûteuses. L’élu républicain Dan Crenshaw leur a ainsi conseillé de « manger des nouilles instantanées », comme il le faisait lorsqu’il était étudiant. Marc Thiessen, ancien conseiller de George W. Bush devenu éditorialiste, a pour sa part accusé les étudiants de « pleurnicher ». Des réponses qui ont à leur tour provoqué des critiques au sein même du camp républicain.

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Le vice-président J.D. Vance s’en est directement pris à Marc Thiessen, en faisant référence à sa corpulence. « Si jamais vous l’avez déjà rencontré en vrai, vous savez qu’il n’est pas le genre d’homme qui passerait à côté d’un burrito », a-t-il dit. Cette dispute intervient alors que Donald Trump continue d’assurer que l’inflation a baissé aux Etats-Unis. Jeudi, le président a également nié que sa politique de droits de douane ait un impact sur les prix, alors que les républicains craignent d’être sanctionnés sur les questions économiques lors du scrutin de novembre.

Robert Kennedy Jr. s’y met aussi

Derrière le burrito se dessine ainsi un débat plus large sur la ligne économique du parti. Fox News parle même de « guerre civile » entre deux camps. Les défenseurs d’une économie de marché peu interventionniste considèrent que l’Etat doit laisser les prix fluctuer et conseillent aux consommateurs de cuisiner davantage pour réduire leurs dépenses. D’autres républicains redoutent au contraire un « effet Marie-Antoinette », en référence au fameux « Qu’ils mangent de la brioche ! », une phrase que la reine de France n’a jamais prononcée mais qui est devenue un symbole du mépris attribué aux puissants.

Notre dossier sur les Etats-Unis

Angela Morabito, de l’organisation conservatrice Defense of Freedom Institute, résume cette inquiétude : « Si la "solution" de la droite à la crise du pouvoir d’achat est de dire aux gens de manger moins bien, nous perdrons et nous l’aurons mérité ». Dans ce contexte, le ministre de la Santé Robert Kennedy Jr. a lancé une émission de cuisine (The Real Food Show) proposant des recettes présentées comme équilibrées et bon marché. Pour son premier plat, il a préparé des galettes de saumon avec une salade, pour un coût annoncé de 5 dollars par personne. Une estimation mise en doute par certains observateurs. De quoi encore alimenter un débat qui risque de se prolonger jusqu’aux élections.

Crise à Ceuta : L’Espagne répond à Rome en rétablissant des contrôles aux frontières pour voyageurs venant d’Italie
20 Minutes

La crise migratoire à Ceuta provoque des tensions entre Madrid et Rome autour de l’espace Schengen. Vendredi, le ministère espagnol de l’Intérieur a annoncé la mise en place de contrôles temporaires dans les ports et les aéroports pour les voyageurs arrivant d’Italie. La mesure entrera en vigueur samedi à 00h00 et restera applicable jusqu’au 7 septembre.

Le gouvernent de Pedro Sánchez répond ainsi aux restrictions décidées par le gouvernement de Giorgia Meloni après l’arrivée de 72.000 migrants à Ceuta depuis le Maroc la semaine dernière, dont 70.000 auraient finalement été renvoyés. L’Espagne justifie ses contrôles par « la persistance de la pression migratoire irrégulière » à laquelle l’Italie est confrontée. Cette décision intervient alors que Rome maintient de son côté ses propres mesures concernant les personnes arrivant d’Espagne.

L’Italie ne reviendra pas sur sa décision

En Italie, le gouvernement a affirmé vendredi n’avoir « en aucun cas l’intention de revenir sur la décision de suspendre l’application de l’accord de Schengen aux ressortissants de pays tiers en provenance d’Espagne, au moins jusqu’au 15 août ». Rome avait annoncé cette mesure le 31 juillet en la présentant comme une décision « extraordinaire » destinée à « sauvegarder la sécurité nationale et prévenir de possibles répercussions pour notre pays ».

L’exécutif espagnol conteste cette position et juge la mesure italienne « inéquitable, contraire aux intérêts de l’Union européenne et discriminatoire pour la population espagnole ». Giorgia Meloni figure également parmi les dirigeants européens ayant réclamé une suspension de l’Espagne de l’espace Schengen après les événements de Ceuta, une possibilité qui n’est toutefois pas prévue légalement.

L’Espagne est toujours un « pays ami »

Les autorités espagnoles surveillent parallèlement les messages diffusés sur Internet et les réseaux sociaux évoquant de possibles nouvelles arrivées de migrants à Ceuta. Elles n’ont cependant pas indiqué s’attendre à un nouvel afflux comparable à celui de la semaine précédente. Madrid a par ailleurs mis en garde contre « la création de fractures et de conflits stériles dictés par des motivations électorales internes ».

Notre dossier sur l'Espagne

Cette confrontation intervient alors que l’Italie est elle-même confrontée aux arrivées de migrants empruntant la Méditerranée centrale depuis l’Afrique du Nord. Malgré les tensions actuelles, les services de Giorgia Meloni continuent de qualifier l’Espagne de « pays ami », tandis que Madrid dit avoir « confiance dans le fait que le sentiment pro-européen, le bon sens et la bonne foi prévaudront ».

Crise à Ceuta : Le nombre de victimes atteint les 141 morts, le bilan pourrait encore s’alourdir
20 Minutes

Le bilan humain de l’afflux migratoire vers Ceuta continue de faire l’objet d’évaluations divergentes. Des associations marocaines de défense des droits humains ont estimé, vendredi, qu’au moins 141 personnes avaient péri la semaine précédente en tentant de rejoindre l’enclave espagnole depuis le Maroc, notamment à la nage.

Près de 72.000 migrants sont entrés illégalement à Ceuta en quelques jours, un niveau record sur une période aussi courte. Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, 70.000 d’entre eux ont ensuite été renvoyés au Maroc. « Je pense que le bilan sera malheureusement très lourd et qu’il continuera d’évoluer. On ne peut pas parler à ce stade de chiffres définitifs », a déclaré Achraf Mimoun, président de la section locale de l’Association marocaine des droits humains (AMDH).

Les ONG demandent l’ouverture d’une enquête

Pour établir leur bilan provisoire, l’AMDH et la Coordination européenne pour les droits humains au Maroc indiquent s’appuyer sur « des données officielles, médiatiques et d’autres recueillies par des organisations de défense des droits humains ». Achraf Mimoun a précisé qu’il fallait également prendre en compte « des disparus et des blessés ». Le Conseil national des droits de l’homme fait pour sa part état de 14 morts côté marocain, contre 11 annoncés dimanche par le ministère marocain de l’Intérieur. Côté espagnol, au moins 80 décès ont été recensés par une commission de spécialistes en médecine légale.

Les recherches et les identifications se poursuivent alors que des proches restent sans nouvelles. « De nombreuses familles restent dans l’attente d’informations sur le sort de leurs proches », a souligné Achraf Mimoun. Selon lui, « il y a 21 corps à la morgue de Tétouan », dont 11 Marocains et dix personnes originaires de pays arabes, notamment du Soudan et du Yémen. Les ONG ont de nouveau demandé « l’ouverture d’une enquête indépendante, transparente et complète ».

Pas d’informations concernant des arrestations

Les associations font également état de 111 arrestations pendant les tentatives de passage vers Ceuta et Melilla, l’autre enclave espagnole située à 400 kilomètres à l’est. Aucune information officielle n’a été communiquée concernant d’éventuelles arrestations ou poursuites liées à ces événements.

Notre dossier sur la crise à Ceuta

Vendredi dernier, un journaliste de l’AFP avait assisté à au moins 30 arrestations lors d’affrontements à la frontière de Ceuta. La police marocaine avait utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour repousser des migrants qui tentaient de franchir la frontière et qui lançaient des pierres en direction des forces de l’ordre.

Etats-Unis : La justice bloque la salle de bal de Trump, le président va faire appel à la Cour suprême
20 Minutes

Nouveau revers pour Donald Trump. La cour d’appel du district de Columbia a maintenu, vendredi, la suspension des travaux de la future salle de bal prononcée en avril et accordé 14 jours au gouvernement américain pour solliciter la plus haute juridiction du pays. Dans la foulée, le président américain a annoncé son intention de saisir la Cour suprême pour tenter de faire reprendre son projet à la Maison-Blanche.

Donald Trump a vivement contesté cette décision sur Truth Social. « Nous allons immédiatement faire appel devant la Cour suprême des Etats-Unis » de cette « décision horrible, motivée par des raisons politiques et illégale », a-t-il écrit. Plus tard, vendredi, il en remis une couche qualifiant la décision de justice de « honte nationale ». De son côté, la cour d’appel a précisé que son jugement n’avait « rien à voir » avec l’intérêt du projet, mais avec l’absence d’autorisation préalable du Congrès.

Un impératif sécuritaire selon Trump

Selon la juridiction, le gouvernement ne dispose « pas de l’autorité illimitée » lui permettant de « redessiner, remodeler et reconstruire la Maison-Blanche – la Maison du Peuple – pour répondre au désir personnel d’un président ». Donald Trump défend désormais son projet en invoquant également des impératifs de sécurité nationale.

Il affirme ainsi que le futur bâtiment doit servir de « centre militaire cruellement nécessaire, indispensable pour la sécurité de Washington, du district de Columbia et de notre pays lui-même ». Il prévoit notamment une plate-forme destinée aux drones et d’autres équipements militaires. Malgré les décisions judiciaires, des photographies prises fin juillet montraient une dalle et des structures basses en construction, ainsi que deux grues.

Un financement entièrement privé, assure Trump

La salle de bal, prévue pour recevoir jusqu’à 1.000 personnes lors de réceptions et de dîners officiels, doit prendre la place d’une aile de la Maison-Blanche détruite au bulldozer en octobre. Son coût prévisionnel est passé de 200 à 400 millions de dollars. Donald Trump assure que le financement repose intégralement sur des dons privés. Un autre chantier est mené à proximité pour aménager une aire bétonnée destinée à l’hélicoptère présidentiel.

Notre dossier sur les Etats-Unis

Le projet de salle de bal est contesté par la National Trust for Historic Preservation (NTHP), organisation à but non lucratif mandatée par le Congrès pour préserver les bâtiments historiques. Il s’inscrit dans une série de constructions et de rénovations lancées par Donald Trump à Washington. Le président affirme vouloir rendre sa splendeur à une capitale qu’il juge négligée par ses prédécesseurs, tandis que ses opposants lui reprochent des dépenses motivées par sa propre image.

Guerre en Ukraine : L’Europe face aux ingérences russes, tensions avec l’Allemagne sur l’affaire du drone de Leipzig
20 Minutes

Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce vendredi 7 août, 1.625e jour du conflit.

Le fait du jour

La France « ne tolérera aucune tentative d’ingérence étrangère », annonce Jean-Noël Barrot. Trois candidats à l’élection présidentielle viennent de faire l’objet de fake news sur les réseaux sociaux. Edouard Philippe (Horizons) a été calomnié sur son état de santé. Raphaël Glucksmann (Place publique) à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé, accusée d’avoir soudoyé des médias. Jeudi, c’est Gabriel Attal (Renaissance) qui a été présenté comme potentiellement atteint de la maladie de Parkinson. Le chef de la diplomatie française dénonce les « tentatives de falsification de notre débat démocratique via la promotion inauthentique, coordonnée et organisée en ligne de messages pensés et construits à l’étranger ».

En Allemagne, une source sécuritaire a indiqué soupçonner un groupe lié à l’Etat russe d’être à l’origine d’une vidéo falsifiée annonçant la démission prochaine du chancelier Friedrich Merz. « L’auteur est probablement Storm-1516 », un groupe qui serait directement piloté par le GRU, les services secrets de l’armée russe.

Le chiffre du jour

1. C’est la première fois que Volodymyr Zelensky se rend en Serbie, un allié traditionnel de la Russie, depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022. Le président ukrainien est arrivé à Belgrade en fin d’après-midi. Il évoque d'« importants entretiens » vendredi et samedi avec son homologue serbe Aleksandar Vucic et le Premier ministre serbe Djuro Macut.

« Nous discuterons du renforcement des relations économiques entre nos deux pays, des relations avec l’Union européenne, d’autres domaines qui peuvent bénéficier à nos nations, ainsi que des questions de sécurité », souligne Zelensky, alors que cette visite très symbolique est une pierre dans le jardin de Moscou.

La tendance du jour

Les rapports sont orageux entre l’Allemagne, premier soutien européen de l’Ukraine, et la Russie. Le chancelier Friedrich Merz a réuni par téléphone un conseil national de sécurité après la découverte dans la nuit de mardi à mercredi d’un drone explosif à l’aéroport de Leipzig, un hub militaire clé pour l’Ukraine et l’Otan. Le drone volait à basse altitude autour d’un avion ukrainien lorsqu’un agent l’a aperçu et s’en est saisi. Le gouvernement allemand n’a pas désigné de suspects, mais les Verts et les libéraux du FDP, deux partis d’opposition, ont pointé du doigt Moscou.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

« Une provocation montée de toutes pièces » visant à accuser Moscou a rétorqué l’ambassade de la Russie à Berlin ce vendredi soir. « Le principal danger auquel l’Allemagne est confrontée aujourd’hui ne réside pas dans les prétendues "attaques hybrides" de Moscou, qui n’existent pas. Mais dans les politiciens qui élaborent avec enthousiasme des scénarios de guerre imminente avec la Russie », a écrit l’institution sur son site Internet.

Guerre en Ukraine : Le Sénat des Etats-Unis adopte une nouvelle série de sanctions contre la Russie
20 Minutes

Moscou est de nouveau dans la ligne de mire des Etats-Unis. Le Sénat a approuvé, vendredi, à une très large majorité un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, principalement destiné à frapper son secteur des hydrocarbures. Le texte doit encore être examiné par la Chambre des représentants, dont le vote n’est pas prévu avant début septembre en raison des vacances parlementaires.

Le dispositif prévoit notamment des droits de douane de 500 % sur les importations russes de pétrole et de gaz. Il prévoit également des taxes de 100 % sur les cinq principaux pays qui importent des hydrocarbures russes, parmi lesquels figurent la Chine et l’Inde, ainsi que de nouvelles sanctions contre Vladimir Poutine et plusieurs responsables russes.

« Se rapprocher d’une fin au conflit »

« Cette loi nous fait nous rapprocher d’une fin au conflit » entre la Russie et l’Ukraine, a déclaré le sénateur républicain Jim Risch, président de la commission des affaires étrangères. Selon lui, ces mesures doivent « couper le flux d’argent qui alimente la machine de guerre de Poutine ».

Le texte prévoit aussi, pour la première fois, de cibler la flotte fantôme russe, composée de navires utilisés par Moscou pour contourner les restrictions occidentales mises en place depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Ce même texte a été baptisé en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet, qui avait défendu l’adoption de nouvelles sanctions contre la Russie.

Critique directe de l’ambassade de Russie à Washington

Sa sœur Darline Graham, qui lui a succédé au Sénat, a estimé que l’adoption définitive du projet permettrait d’honorer son engagement. « Frappera Poutine là où ça fait mal », a-t-elle déclaré, ajoutant que les mesures obligeraient les pays soutenant l’économie russe à choisir « entre faire des affaires avec l’Amérique ou acheter de l’énergie russe pas chère ».

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a également soutenu le dispositif, affirmant que « Vladimir Poutine ne comprend que la force, et il ne répond qu’à la pression ». L’ambassade de Russie aux Etats-Unis a de son côté critiqué le projet, estimant qu’avec « une crise énergétique imminente et la hausse des prix à la pompe à la veille des élections de mi-mandat », ces sanctions seraient « extrêmement contre-productives pour les Etats-Unis eux-mêmes ». Le texte prévoit enfin de prolonger certaines sanctions américaines visant les secteurs énergétique et militaire de l’Iran.

En Europe, la cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué l'adoption du texte par le Sénat. « Ensemble, asséchons les moyens de la Russie de poursuivre une guerre qu'elle ne peut pas gagner », a-t-elle réagi sur X.

Etats-Unis : Sanction record de près d’un milliard de dollars contre Meta pour préjudice aux mineurs
20 Minutes

C’est une amende record de près d’un milliard de dollars pour le groupe de Mark Zuckerberg… Meta doit financer, à hauteur de 567 millions de dollars un fonds de réparation des dommages causés aux mineurs par ses plateformes, jugées responsables d’un « trouble à l’ordre public ». Cette décision ordonnée par un juge au Nouveau-Mexique est une première aux Etats-Unis. Cette somme, qui doit financer sur cinq ans des programmes de santé mentale et de prévention pour les jeunes, s’ajoute aux 375 millions de dollars de pénalités civiles infligées en mars par un jury de Santa Fe, qui avait jugé Meta défaillant dans la protection des utilisateurs mineurs. Meta (Facebook, Instagram) avait fait appel du verdict.

« Nous sommes en désaccord avec cette décision et nous ferons appel », a réagi un porte-parole de Meta auprès de l’AFP, se disant « confiant » dans le bilan du groupe « en matière de protection des adolescents en ligne ». Le procureur général du Nouveau-Mexique Raul Torrez, par un communiqué, a salué « une victoire historique pour les habitants du Nouveau-Mexique et pour les familles de tout le pays » et « une victoire pour chaque parent qui s’est inquiété des effets des réseaux sociaux sur son enfant ».

90 heures par mois d’utilisation, notifications coupées entre la nuit et pendant les cours, pas de « likes »

Le juge Bryan Biedscheid a assorti sa décision d’une série de mesures inédites, applicables pendant cinq ans aux comptes des mineurs du Nouveau-Mexique. Elles seront toutefois gelées le temps de la procédure d’appel si Meta verse une caution, et elles ne concernent pas la messagerie WhatsApp. Ces mesures comprennent une limite de 90 heures par mois d’utilisation cumulée de Facebook et Instagram pour les moins de 18 ans. Elles ordonnent aussi de couper certaines notifications destinées aux mineurs entre 22 heures et 7 heures, ainsi que pendant les heures de classe durant l’année scolaire, et de leur masquer par défaut les compteurs de « likes ».

Le juge interdit également toute interaction « romantique ou sexualisée » entre les mineurs de l’État et les chatbots d’intelligence artificielle de Meta. Et proscrit l’utilisation par des adultes de ces assistants pour simuler de tels échanges avec des personnages mineurs. Parmi les autres obligations figurent l’interdiction pour tout adulte de contacter par message un mineur qui n’est pas dans ses contacts, l’examen par un humain, sous 48 heures, des signalements d’exploitation sexuelle, et la suppression des comptes suspectés d’appartenir à des moins de 13 ans faute de preuve d’âge sous 30 jours.

Pas de vérification de l’âge et pas d’interdiction de l’infinite scroll

Le juge a toutefois refusé d’autres remèdes réclamés par le procureur, comme la vérification stricte de l’âge à l’inscription, estimant qu’une loi fédérale sur la protection des données des enfants (COPPA) la rendait juridiquement impossible et qu’une telle contrainte imposée à Meta seul pousserait les mineurs vers ses concurrents. Il renonce aussi à interdire le défilement infini (infinite scroll), la lecture automatique des vidéos ou les recommandations algorithmiques, des fonctionnalités très débattues dans les différentes procédures judiciaires menées aux Etats-Unis contre les géants des réseaux sociaux.

Le juge a estimé que ces fonctionnalités étaient susceptibles d’être protégées par le premier amendement de la Constitution sur la liberté d’expression, et par une loi américaine sur les télécommunications, qui exonère de responsabilité les plateformes pour les contenus publiés par des utilisateurs.

Meta a fait appel de toutes les décisions

Sur les 567 millions de dollars du fonds, près des trois quarts (420 millions) sont fléchés vers des soins de santé mentale pour les adolescents, le reste vers le dépistage, la prévention et la coordination des programmes. Le procureur général réclamait 953 millions tandis que Meta soutenait ne rien devoir, ou au maximum 27 millions. En mars, un jury de Los Angeles avait, pour la première fois, jugé Meta et YouTube responsables des effets de l’addiction à leurs plateformes sur une adolescente, au lendemain de cette première condamnation au Nouveau-Mexique.

Meta a fait appel de toutes ces décisions, mais d’autres procès l’attendent cette année aux Etats-Unis. L’un d’eux, opposant le groupe de Menlo Park à quatre Etats (Californie, Colorado, Kentucky, New Jersey) est censé débuter le 12 août à Oakland, dans la baie de San Francisco.

Thaïlande : Un adolescent tue ses grands-parents puis cinq personnes dans son lycée
20 Minutes

Une fusillade dans un lycée réputé près de Bangkok. Un adolescent a d’abord tué ses grands-parents avec un pistolet appartenant à son grand-père avant de se rendre dans son lycée de la province de Nonthaburi, au nord de Bangkok, où il a tué cinq personnes, deux enseignants et trois membres de l’encadrement scolaire.

Le tireur, un adolescent de 14 ans scolarisé dans le lycée, a ensuite retourné son arme contre lui. Trente personnes ont également été blessées dans la fusillade, dont neuf se trouvent dans un état grave. L’adolescent avait « clairement planifié » son attaque, a déclaré sur place le Premier ministre Anutin Charnvirakul, évoquant un élève « sous pression » à l’école.

Harcelé par d’autres élèves

Des photos publiées par les médias locaux montrent le suspect vêtu d’un uniforme scolaire violet et un sac bandoulière noir, avec plusieurs douilles visibles au sol. « C’était un enfant perturbé. Mon groupe d’amis, qui le connaissait, disait qu’il s’intéressait au FBI et aux armes, et qu’il était harcelé par de nombreux autres élèves », a raconté à l’AFP Purin Khumchoo, 17 ans, après avoir échappé de justesse aux balles. « Quand je l’ai vu pointer son arme vers moi, j’ai pensé qu’il avait l’air très professionnel, comme s’il avait été entraîné depuis longtemps », a ajouté le jeune homme.

« J’ai entendu de très nombreux coups de feu, très forts, car il semblait que le tireur était à l’étage juste au-dessus. Je pouvais même entendre les douilles frapper le sol et le bruit du métal », a témoigné une lycéenne, Pawarisa Maylissa. « J’avais peur de mourir et de ne pas pouvoir poursuivre mes rêves », a-t-elle poursuivi. « Je ne connais pas le suspect, mais je sais qu’il est un peu plus jeune que moi. Je n’arrive pas à croire qu’un enfant comme lui ait pu avoir accès à une arme ».

« Cela n’aurait jamais dû arriver »

« J’ai vu des milliers d’élèves se précipiter dehors. Certains n’avaient même pas de chaussures », a raconté Thongchai Thanakat, conducteur de moto-taxi, qui travaille devant l’établissement depuis une vingtaine d’années. « Je me sens très mal pour un élève dont j’ai vu le corps après qu’il a été touché en pleine tête », a-t-il ajouté. « C’est vraiment triste ». De son côté, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul a déclaré depuis le siège du gouvernement : « C’est un incident terrible. Cela n’aurait jamais dû arriver. C’est pour cette raison que le gouvernement n’autorise pas la possession d’armes à feu. »

La Thaïlande affiche l’un des taux de possession d’armes les plus élevés de la région, avec quelque 10 millions d’armes à feu estimées en circulation, soit une pour sept habitants. Les engagements politiques à durcir la législation sur les armes n’ont pas empêché la répétition de fusillades.

Un adolescent avait ouvert le feu en février dans une école du sud du pays, tuant le directeur de l’établissement et blessant deux élèves avant d’être arrêté par la police. En 2022, un ancien policier armé d’un pistolet et d’un couteau avait tué 24 enfants et 12 adultes dans une garderie du nord du pays.

EN DIRECT Guerre au Moyen-Orient : Le Pakistan, l’Arabie saoudite et la Turquie ont signé un accord de défense...
20 Minutes

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L’accord de défense avec Islamabad et Riyad « ne contredit pas » les engagements de la Turquie avec l’Otan

Le gouvernement turc assure que le pacte de défense conclu vendredi entre la Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan reste compatible avec les obligations d’Ankara envers ses alliés. L’accord « n'est pas en contradiction avec les engagements d'alliance internationaux existants de la Turquie, y compris au sein de l'Otan », a indiqué sur X le service de « lutte contre la désinformation » du gouvernement. Selon Ankara, il « constitue au contraire un mécanisme de coopération complémentaire qui vient soutenir la sécurité régionale ».

Les Houthis revendiquent l’attaque contre un camp de forces gouvernementales appuyées par Riyad

Au Yémen, les Houthis ont annoncé vendredi être à l’origine d’une attaque menée contre un camp des forces gouvernementales appuyées par l’Arabie saoudite dans la province de Marib, au centre du pays. Huit soldats ont été tués, selon un bilan révisé fourni par une source militaire.

Le porte-parole militaire des rebelles, Yahya Saree, a accusé « l’ennemi saoudien » de poursuivre « l’escalade ». Il a affirmé que des concentrations de troupes, des dépôts, des véhicules et des équipements militaires avaient été pris pour cible à l’aide « d’un grand nombre de missiles et de drones ».

Ce que veut dire le pacte de défense entre l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie

L’Arabie saoudite, où a été signé l’accord, entend renforcer ses alliances sécuritaires alors qu’il a été ciblé par l’Iran en représailles aux bombardements américains et qu’elle fait face à une reprise des hostilités avec les rebelles yéménites houthis. L’annonce de ces trois alliés de Washington envoie un message à Téhéran mais aussi aux Etats-Unis, perçus comme un partenaire de moins en moins fiable, selon des experts. Les trois pays musulmans sunnites ont en commun de participer aux efforts de règlement du conflit entre l’Iran et les Etats-Unis, qui a embrasé la région et ébranlé l’économie mondiale.

« Cet accord est l’un des signes les plus clairs à ce jour que le Moyen-Orient s’éloigne d’un ordre sécuritaire organisé exclusivement par les Etats-Unis », selon Andreas Krieg, expert en sécurité au King’s College de Londres. Selon l’analyste, cette annonce soutient les ambitions saoudiennes de devenir le parrain de la sécurité régionale et de diversifier sa défense. Pour la Turquie, par ailleurs membre de l’Otan, et le Pakistan, il s’agit de gagner en influence et d’attirer des investissements saoudiens.

Deux civils tués au Yémen dans une nouvelle attaque des rebelles houthis

Deux civils ont été tués dans une attaque des rebelles yéménites houthis dans la ville de Marib, dans le centre du pays, a rapporté le ministre de la Santé. « Les bombardements menés aujourd'hui par la milice terroriste houthie, visant des quartiers résidentiels et des camps de déplacés dans la ville de Marib, ont fait, selon un bilan provisoire, deux morts civils et 14 blessés », a indiqué Qassem Buhaibeh dans un message publié sur X.

Le Pakistan, l’Arabie saoudite et la Turquie ont signé un accord de défense

«L'accord vise à renforcer la dissuasion collective contre tout acte d'agression et stipule que toute attaque armée contre l'un des trois États sera considérée comme une attaque contre eux tous », indique le ministère pakistanais des Affaires étrangères à propos du pacte signé en Arabie saoudite par les dirigeants des trois pays.

La coalition menée par Riyad « ne restera pas les bras croisés » face aux attaques houthies

La coalition menée par Riyad, alliée du gouvernement du Yémen depuis 2015, ne restera « pas les bras croisés » face à l’intensification des attaques des rebelles houthis contre les troupes yéménites, a affirmé une source proche de l’armée saoudienne. « La coalition ne cherche pas l’escalade, mais nous ne permettrons pas que l’équilibre actuel des forces sur le terrain soit modifié », a ajouté cette source, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Le président turc Erdogan est arrivé en Arabie saoudite pour un sommet

Le président turc Recep Tayyip Erdogan vient d’arriver à Jeddah, sur la mer Rouge, pour un sommet avec le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Les trois dirigeants doivent sceller un accord de défense, selon des sources de l’armée et du gouvernement du royaume saoudien.

Le bilan de l’explosion près de Damas est révisé, elle n’a pas fait de mort

Alors que le ministère de la Santé avait mentionné deux morts et 13 blessés dans l’explosion d’une bombe dans un minibus près de Damas survenue hier, il indique ce matin qu’il n’y a pas de mort mais que 14 personnes ont été blessées. Parmi elles, trois sont « dans un état critique ».

Selon Taoufic Hassaba, un responsable au ministère de la Santé, des restes humains avaient été transférés vers un hôpital après l’explosion et avaient été considérés par erreur comme provenant de personnes décédées, plutôt que blessées.

Trois membres des forces yéménites tués dans une nouvelle attaque houthie

Au moins trois membres des forces gouvernementales ont été tués ce matin dans le centre du Yémen dans une nouvelle attaque des rebelles houthis. Cette attaque de drone dans la province de Marib a également fait quatre blessés, selon un bilan préliminaire.

11 civils blessés dans des attaques des Houthis en Arabie Saoudite

Des attaques des rebelles yéménites houthis soutenus par l'Iran ont blessé 11 civils hier soir dans la région de Najran, frontalière du Yémen, au sud de l'Arabie saoudite, a indiqué la coalition dirigée par Ryad. Le bilan le plus lourd dans une attaque de ces rebelles yéménites contre le royaume depuis des années. Parmi ces blessés figurent sept Saoudiens dont un enfant de quatre ans, deux Egyptiens, un Yéménite et un Pakistanais.

Donald Trump annonce une possible réouverture prochaine du détroit d’Ormuz

Donald Trump se montre optimiste sur une possible reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz, fermé par l’Iran depuis le début des hostilités. Depuis le Bureau ovale, le président américain a indiqué que les négociations étaient sur la bonne voie et qu’il suivait personnellement le dossier.

« Cela pourrait arriver bientôt », a-t-il déclaré, en laissant entendre qu’une issue favorable aux discussions pourrait permettre la réouverture de ce passage maritime stratégique.

L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan vont signer un accord de défense vendredi

L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan doivent conclure demain à Jeddah un accord de défense mutuelle. Le prince héritier Mohammed ben Salmane accueillera à cette occasion le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Selon une source militaire, ce partenariat était envisagé de longue date, mais le contexte régional a accéléré sa mise en œuvre.

Au moins 58 morts dans des attaques des rebelles houthis contre le gouvernement yéménite

Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué hier des attaques contre les forces gouvernementales. Elles affirment répondre au renforcement des troupes yéménites soutenues par l’Arabie saoudite. Ces affrontements ont fait au moins 58 morts, selon des sources médicales.

En réaction, le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale a promis de riposter à ce qu’il qualifie d'« agression ». Dans un communiqué, le ministère de la Défense a assuré que cette réponse interviendrait « au moment et à l’endroit appropriés ».

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